Coucher de soleil au Mont Fourcat, Ariège
par Laurent ~ 30 juin 2008. Classé dans: Randonnée.Samedi après-midi, il fait plus de 30° à Toulouse, cela fait quelques jours que la chaleur s’est installée. L’appel de la montagne devient de plus en plus fort, à 17h, j’y succombe, je prends donc le départ pour l’Ariège avec l’idée de profiter du coucher de soleil, au frais et au calme sur le sommet du Mont Fourcat, à 2000m d’altitude.
Une randonnée que je connais bien pour l’avoir fait été comme hiver, de jour comme de nuit, et pour cause, l’accès est rapide et facile et le panorama au sommet donne un joli point de vue sur la Haute-Ariège comme sur la plaine toulousaine. Par contre le coucher de soleil restait encore inédit pour moi.
18h30, je commence la randonnée vers 1200m d’altitude. Il fait encore chaud, et cela fait quelque temps que je n’ai pas marché en montagne, le démarrage est donc un peu dur. En fait ça restera dur jusqu’en haut ! Arrivé sur le dôme sommital, quelques moutons craintifs ouvrent le chemin à mon ombre qui s’allonge déjà loin devant moi.
Enfin le sommet, je m’installe confortablement sur l’abri de pierre, couteau dans la main droite, saucisson dans la main gauche, et j’entame le compte à rebours des rondelles rythmé par la course du soleil. Parfois c’est à l’Est qu’il faut regarder, là où les premiers artefacts de couleurs se forment, cette fois là, c’est à l’Ouest que commencera le spectacle.
Ça sera court, la chute du soleil surprend toujours par sa vitesse. Je souhaite redescendre tant que la luminosité me permet de progresser assez facilement, je remballe donc le sac et matériel. Pendant ce temps, le sommet du Fourcat semble être devenu le point de rendez-vous de tous les moutons de la combe ! Ils se montrent de moins en moins farouches, certains ne semblent pas apprécier du tout ma présence au milieu de leur dortoir, je fais l’effet d’un intrus, et plusieurs centaines de moutons se mettent à courir dans ma direction. La scène est Hitchcockienne, je n’en mène pas large avec tous ces bicornes qui bêlent dans ma direction. Voyant qu’ils se contentent de m’entourer, calmement, je traverse le troupeau au plus court et décide de faire un détour par le flanc sud de l’estive pour éviter de provoquer les plus susceptibles. Probablement qu’il ne s’agissait que de curiosité, mais ce harcèlement n’est pas franchement rassurant.
Faute de lune, la nuit tombe très vite et l’entrée dans les sous-bois se fait dans un noir profond. Bien entendu j’ai oublié ma frontale, heureusement j’ai une petite lampe à manivelle, mais dont la batterie est complètement déchargée. Je terminerai donc la balade en jouant du moulinet pour éviter qu’une caillasse ne vienne rouler sous mes pieds.
Retour à la voiture à 22h45, 13°C … il doit faire frais au sommet. J’y repenserai avec nostalgie 1h30 plus tard, au moment où la banlieue toulousaine m’accueillera avec ses 24°C …

30 juin 2008 à 20:10
hello,
le chasseur de belles en nocturne…les images sont superbes bien sur mais
suis pas sure que la traversée des moutons m’eût plu…
merci d’avoir mis les gypaouètes…
bizzz
Sof
ps: j’attends des photos de parapente :))))
30 juin 2008 à 21:39
Eh oui on arrivera bien à trouver un créneau pour les faire ces photos de vol libre sur fond de montagne ariègeoise !!
Tu te sens de voler de nuit ? Le Fourcat, ça ferait un bon déco !
1 juillet 2008 à 18:25
fabuleuses images
2 juillet 2008 à 10:49
Merci Marianne, c’est surtout fabuleuses Pyrénées !
PS : sympa ton myspace, les photos de surf sont impressionnantes
2 juillet 2008 à 14:25
C’est agaçant ces photos! C’est franchement agaçant! Mais comment fait-il?!
3 juillet 2008 à 15:22
Pixel par pixel sous paint, mais faut avoir de la patience !
29 juillet 2008 à 20:16
[...] Petit clin d’oeil à Mercus et sa base nautique que l’on dépasse pour monter au départ de la randonnée vers le Mont Fourcat. [...]