Carnet de voyage en Islande
Jour 0, de Toulouse à Keflavik

par Laurent ~ 16 juillet 2008. Classé dans: Islande, Voyage.

L’idée qu’une voiture allait m’attendre à Keflavik n’est pas forcément une bonne chose. Avec cette image d’un bon gros coffre à fermeture centralisée, j’ai “chargé la mule”, sans vraiment penser au parcours du combattant qui me séparait de cet intérieur douillet. Au moment du verdict, un sac de deux têtes de plus que moi sur le dos, un autre plus petit sur le ventre et une bricole en bandoulière, je me dis OK, vivement l’aéroport ! Premier obstacle, sortir de l’appartement en passant entre le canapé et la bibliothèque … bon, j’aurais dû charger dehors … Ensuite 15 minutes de marche jusqu’à l’arrêt de bus, un changement pour le métro toulousain, la gare Matabiau et TGV jusque Montparnasse, pour refaire encore un tour de Metro/RER avant d’arriver enfin à Charles-de-Gaulle, où bien évidemment le terminal se trouvera à l’autre bout de l’aéroport (low cost oblige).

Le terminal 3 de Roissy Charles-de-Gaulles est un gros hangar où tout le monde est en train d’attendre quelque chose à côté d’un gros chariot rempli de bagages, et prend un air soucieux dès lors qu’une annonce noyée dans un joyeux brouhaha retenti aux hauts-parleur. Etant en avance, j’irai plutôt me poser avec un bouquin sur le gazon en face du terminal en attendant que l’enregistrement du vol ne commence. La distraction locale est assurée par un SDF vivant entre trois arbres derrières quelques conteneurs à deux pas du chemin couvert pour les passagers. Vêtu d’un costard blanc usager, il vient taper la causette avec les gens bullant sur le gazon.
Bref, arrive le moment du “check-in” pour mon vol, je dépose les bagages sur le tapis roulant … “Vous voyagez seul ?” … “oui” … “Vous dépassez de 6 kilos”, (voilà c’est pour ça que je suis crevé !) … “et ça coûte cher un kilo ?” … “11 euros …”

Mon sourire se réduit alors à un demi-sourire que je m’efforce de maintenir car l’hôtesse est très sympathique. Chose qu’elle confirmera rapidement à mon grand soulagement après avoir jeté un œil à gauche puis à droite … “C’est bon ça passera, pas de chef en vue … Bon voyage !”. Rien de tel effectivement pour commencer un bon voyage ! J’accorderai plutôt les crédits à la sympathie de l’hôtesse qu’à la flexibilité de Iceland Express, qui comme tout bon low cost, se doit d’en suivre les règles.

Par contre cela m’apprendra à tenir compte de cette limitation pour les prochains vols. Le surplus de poids était surtout dû à l’alimentation (les boites) et à quelques revues/bouquins. Il faut dire aussi que la tente, le duvet, le tapis de sol, le réchaud, les chaussures de randonnées, les habits chauds, le trépied et autres accessoires photos, ça pèse dans un sac. Et je me voyais mal avec les grosses et la doudoune au mois d’août à Paris ! Pour le retour je chargerai un peu plus le bagage à main qui contenait déjà appareil photo et ordinateur portable, et ça passera (heureusement qu’ils ne l’ont pas pesé !).

Arrivé à Keflavik, autre surprise, aucune trace de l’agence de location SIXT, il est minuit, et l’aéroport va bientôt fermer. Pourtant la veille j’avais envoyé un message pour indiquer que l’avion arriverait finalement 20 minutes plus tôt, on m’avait confirmé qu’il n’y avait aucun problème … Je demande à la concurrence (AVIS de mémoire) s’ils savent où trouver SIXT, et on me répond qu’il doit y avoir un employé d’accueil qui attend les passagers. Je refais un ou deux tours, personne. En désespoir de cause et tout en lorgnant déjà du coin de l’oeil les meilleurs bancs pour le confort relatif d’une nuit, je retourne voir l’hôtesse d’AVIS. Les islandais sont sympas, et coup de chance, c’est une amie du gars de chez SIXT, elle l’appelle sur son portable, il était chez lui. Dix minutes plus tard il passe me prendre en véhicule de fonction pour rejoindre l’agence (fermée) qui se trouve à un petit kilomètre, il n’avait a priori pas de réception prévue ce soir … On relit les documents et on comprend l’erreur. Je les avais prévenu que l’avion aurait 20 minutes d’avance, transformant donc 0h15 en 23h55 … chose qu’ils avaient bien notée, mais sans modifier la date ! « Errare humanum est ».

Bref, rien de bien grave, et je me retrouve rapidement au volant d’une C3 flambant neuve avec en tête les indications de l’employé me permettant de rejoindre le camping qui est à une petite dizaine de kilomètres. Curieusement, je m’en sors plutôt bien (ce n’est pas dans mes habitudes). A l’accueil personne, juste un numéro de téléphone à appeler pour signaler son arrivée. J’installe ensuite la tente à la frontale dans le froid et le noir … il est 1h30 du matin, en France cela fait 3h30, je ne tarderai pas à sombrer dans le sommeil, impatient de voir à quoi ressemble le pays sous la lumière du jour.

2 Réponses à Carnet de voyage en Islande
Jour 0, de Toulouse à Keflavik

  1. alexis laurine

    Bonjour,

    je suis actuellement à la recherche d’information sur l’islande pour préparer un petit voyage avec mon copain en aout. pourriez vous me dire quel budget vous a -t-il fallu pour votre séjour de 2007 ? nous souhaitons également louer une voiture afin de faire ce voyage à notre allure dans les 15jours. dormir sous tente ou chez l’habitant sont des solutions qui ne nous dérange pas. notre soucis aujourd’hui est vraiment de connaitre a peu pres l’ordre de dépense pour faire le tour de ce pays que nous ne connaissons pas du tout.

    je vous remercie d’avance,

    j’attends votre réponse avec impatience !!!

    Laurine.

  2. alexis laurine

    au fait, voici mon adresse mail (comme je vois qu’elle n’apparait pas) laurine.alexis@gmail.com
    merci beaucoup !

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