Les Causses du Larzac, et festival des Templiers

par Laurent ~ 28 octobre 2008. Classé dans: > Tous les articles, Découverte.

Beau temps annoncé sur le week-end, j’ai envie de prendre l’air. Je propose donc à Francky de l’accompagner pour la course des templiers à laquelle il est inscrit dimanche. Une course magnifique au coeur des Causses du Larzac, 72 km pour 3100 mètres de dénivelé … une paille ! Le rôle d’accompagnant me va bien, les clefs de voiture dans la poche (et l’appareil photo autour du cou), j’irais à sa rencontre aux points de ravitaillement et autres passages de la course. Je vais donc pouvoir profiter tranquillement des paysages du parc naturel, tout en suivant l’épopée de cette course hors norme.

Nous arrivons samedi en début d’après-midi sur Cantobre, où doit passer la course du jour, le Marathon des Causses. Une version mini de la course des templiers. Le cadre est magnifique, quelque soit la route par laquelle on arrive sur Cantobre (et je les ai toutes faites !), on ne peut qu’être impressionné par ce village de pierres qui surgit de la forêt, perché sur son promontoire rocheux, face à la vallée de la Dourbie.

Cantobre semble bien être la perle de la région, mais les petites routes circulant de Causses en vallées aux couleurs d’automnes réservent également de belles images :

Il n’y avait pas que des jolis paysages ce week-end en Larzac, ou du moins ces derniers se voyaient parfois traverser par de curieuses et interminables caravanes de coureurs multicolores …

Samedi soir, passage par le salon du Trail de Nant où Franck doit récupérer son dossard. C’est un peu comme le souk de Marrakech, un gros chapiteau où chaque stand défend ardemment les valeurs originales de la course folle qu’il propose … La concentration de sportifs au mètre carré est presque effrayante, j’ai frôlé le désastre après avoir malencontreusement prononcé le terme inapproprié de « Mac Do » un peu trop fort. J’en sortirai heureusement indemne, je n’ai rien signé, j’ai tenu bon !

Ces formalités étant réglées, nous finissons la soirée par un petit restaurant proposant deux menus dont la consistance ne laisse aucun doute quant au consommateur visé : trailer ou accompagnant. Et je ne me tromperai pas de menu ! La tourte au Roquefort était excellente ! Presque aussi bonne je n’en doute pas que les carottes rapées de Francky. Et je parlerai à peine de la crème brulée à la châtaigne, de peur de n’éveiller quelques frustrations refoulées chez le pauvre Franck, caché derrière sa coupe de fruits au sirop !

Après ce « frugal » repas (j’ai l’esprit d’équipe), nous allons encourager un moment les derniers arrivants du Marathon des Causses. Ils auront couru plus de 7h, l’arrivée doit prendre pour eux des allures de Nirvana ! Un moment que beaucoup partagent avec leurs enfants, fin heureux de cette arrivée salvatrice qui vient mettre fin à l’inquiétude d’une longue attente.

Dimanche matin, les choses sérieuses ont commencé pour Franck qui a débuté la course à 5h du matin. Je n’ai pas eu le courage de me lever pour assister au départ, je le regrette un peu, mais la brume matinale et ses 2 perçants petits degrés ajoutés à une mauvaise nuit ont eu raison de mes plus virulents élans d’enthousiasme. Debout à 7h, je passe payer le camping et prend la direction de Dourbie où j’attendrai Franck au niveau du ravitaillement. La route au petit matin est superbe, arrivé sur les hauteurs du Causse, une mer de nuages recouvre toute la vallée. J’imagine le lever de soleil sur ce paysage, et regrette à nouveau ma flemme matinale.

Les points de passage de la course sont assez faciles à identifier, on roule, et dès que l’on aperçoit une multitude de voitures garées dans tous les sens, on est à 1 kilomètre du passage des coureurs. Une ambiance digne du tour de France !

Le ravitaillement de Dourbie est situé au 38ème kilomètre, Franck arrive à l’heure annoncée, et malgré un rhume inopportun, il semble avoir la grande forme ! Plus loin, au 50eme kilomètre, une baisse de moral et une douleur au genou viennent inquiéter le déroulement de sa course. Mais fort de persévérance (et de musique à fond dans les esgourdes), il terminera la course en 11h40, frais comme un gardon à l’arrivée ! Un drôle de gardon dont deux heures plus tard, la démarche prendra plutôt l’allure de celle d’un canard grimaçant …

Mais bon, fallait le faire ! Bravo Francky !

Je garde précieusement le tracé de cette course car il doit donner lieu à une très belle randonnée itinérante en boucle … sur trois jours pour moi ! (et avec un menu « accompagnant » pour la fin !)

10 Réponses à Les Causses du Larzac, et festival des Templiers

  1. Jean

    Bravo Francky !
    et bravo Lolo pour les photos !

  2. francky

    toujours aussi touchante tes photos lolo, bravo l’artiste ;-)

    juste un mot ! la prochaine fois je mangerais aussi
    de La tourte au Roquefort ! ;-) )

  3. Laurent

    Merci Jean-Jean et Francky !
    Je prends note pour la tourte !

  4. Pop

    Quel plaisir pour les yeux ! Elles sont Superbes les photos !

  5. Laurent

    Merci Daddy, à btot !

  6. Maëlle & Céline

    « Wouah! »(réaction de Maëlle en voyant une de tes photos!)… « Celle là! » (me montrant du doigt la photo qu’elle veut voir!)… « Wouah!… » « Celle là!… » « Wouah!!!… »… (bon, je vais t’épargner tous les autres « Wouah! »… Il y en a eu à chaque photo!!!)
    Superbes tes photos comme toujours!!!
    A bientôt! (Moins d’1 mois maintenant!!! J’espère que tu as révisé tes chants de Noël?!?…)

  7. Laurent

    Merci Maëlle & Céline !
    Wouah! C’est vrai que c’est son expression favorite à la petite, pareil que pour une bonne assiette pleine de bonnes choses !

    à (très) bientôt !

    Les chants de Noël, c’est paillard non ? Je dois avoir ça dans le « diapason rouge » !

  8. Yéyé

    Superbes photos encore et encore ;-)

    Bises à toi et à toute ta famille que tu vois à Noël si j’ai bien compris.

    PS : et… Vive G N’ R !!!

  9. Yéyé

    Au fait, passe nous voir bientôt… la famille s’est agrandie :-)

  10. Laurent

    Hey Yéyé merci d’être passé !
    ça nous rajeunit pas GNR ! On va voir si Axel en a encore sous le pied

    Dès que je suis à moins de 300km de chez vous, je fais le détour !

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